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Agronomie, Territoire et Citoyenneté · Terminale STAV

Territoire, biodiversité et enjeux environnementaux

Espaces ruraux, biodiversité, corridors, PAC, agriculture et climat.

Biodiversité et érosion

Définition de la biodiversité
La biodiversité désigne la variété du vivant à trois niveaux : diversité des espèces (taxonomique), diversité génétique au sein de chaque espèce, diversité des écosystèmes. Elle fournit des services écosystémiques indispensables : pollinisation (30% de l'alimentation mondiale), régulation du climat, purification de l'eau, contrôle naturel des ravageurs, fertilité des sols.
La 6e extinction de masse
Selon l'IPBES (2019), environ 1 million d'espèces sont menacées d'extinction dans les décennies à venir — un rythme 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel. Causes : destruction et fragmentation des habitats (déforestation, artificialisation des sols), agriculture intensive (pesticides, monocultures), pollution (plastiques, nutriments), espèces invasives, changement climatique. La France est l'un des pays européens les plus touchés.

La trame verte et bleue

Définition et objectifs
Réseau écologique national créé par le Grenelle de l'environnement (2007). La TVT vise à permettre la circulation des espèces entre les réservoirs de biodiversité (parcs naturels, forêts). Composantes : trame verte (milieux terrestres — forêts, prairies, haies bocagères), trame bleue (milieux aquatiques — rivières, zones humides). Les corridors écologiques permettent aux espèces de se déplacer, de se reproduire et d'adapter leur aire de répartition au changement climatique.
Agriculture et fragmentation du territoire
L'agriculture intensive a fortement fragmenté les paysages ruraux : remembrement (regroupement des parcelles), arrachage des haies (160 000 km de haies perdus depuis 1950 en France), drainage des zones humides, monocultures sur de grandes surfaces. Les aménagements pour la TVB dans le monde agricole : replantation de haies, bandes enherbées en bordure de cours d'eau, jachères fleuries, maintien d'îlots de vieux arbres.

Agriculture et changement climatique

L'agriculture, émettrice et victime du changement climatique
L'agriculture représente ≈20% des émissions mondiales de GES : méthane (CH₄) de la fermentation entérique des ruminants et des rizières, protoxyde d'azote (N₂O) des engrais azotés, CO₂ de la déforestation et des machines. Mais l'agriculture est aussi victime : sécheresses, canicules, inondations, nouveaux ravageurs et maladies, modification des saisons agricoles. Le réchauffement climatique modifie profondément les conditions de production.
Solutions d'adaptation et d'atténuation
Atténuation (réduire les émissions) : agroforesterie (stockage de carbone dans les arbres et le sol), méthanisation des déjections animales (biogaz), couverture permanente des sols (CIPAN), sélection de races/variétés moins émettrices. Adaptation (s'ajuster au nouveau climat) : variétés plus résistantes à la sécheresse, irrigation économe, diversification des cultures, décalage des dates de semis. Les circuits courts alimentaires réduisent aussi l'empreinte carbone du transport.

Points clés pour l'examen

La TVB est un outil d'aménagement du territoire qui concerne TOUS les acteurs : agriculteurs, collectivités, urbanistes — pas seulement les parcs naturels. Sa mise en œuvre passe par les SRCE (Schémas Régionaux de Cohérence Écologique).
Agriculture et biodiversité : relation double — l'agriculture est la principale cause d'érosion de la biodiversité mais peut aussi la favoriser (agroécologie, haies, prairies permanentes). L'enjeu est la transition vers des systèmes productifs et biodiversifiés.
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