Sciences Économiques et Sociales · Terminale générale
La lutte contre le chômage
Chômage structurel et conjoncturel, appariements, institutions, politiques.
Chômage structurel
Chômage conjoncturel
SMIC
Politiques actives
Définitions et types de chômage
Chômage conjoncturel vs structurel
Le chômage conjoncturel résulte d'un ralentissement de l'activité économique (récession) : la demande de travail baisse temporairement. Le chômage structurel correspond à des inadéquations durables entre l'offre et la demande de travail : mauvaise qualification des chômeurs, inadaptation géographique, rigidités du marché du travail. Le chômage frictionnel est lié aux délais de recherche d'emploi lors des transitions.
La mesure du chômage selon le BIT
Est chômeur au sens du BIT toute personne : sans emploi (pas travaillé pendant la semaine de référence), disponible pour travailler sous deux semaines, et ayant effectué des démarches actives de recherche d'emploi dans les quatre dernières semaines. Cette définition exclut le halo du chômage (personnes découragées ou en sous-emploi). En France : environ 7-8% de la population active.
Les politiques de lutte contre le chômage
Politiques actives (structurel)
Formation professionnelle (amélioration du capital humain, adéquation offre-demande). Service public de l'emploi (Pôle Emploi ÷ France Travail — appariement employeurs-chômeurs). Aides à l'embauche et allégements de charges sociales sur les bas salaires. Flexicurité (modèle danois) : flexibilité du licenciement compensée par une forte indemnisation et des politiques actives.
Politiques conjoncturelles (conjoncturel)
Politiques de relance keynésienne : augmentation des dépenses publiques ou baisses d'impôts pour stimuler la demande et l'emploi. Politique monétaire accommodante (taux directeurs bas → crédit moins cher → investissement → emploi). Limites : effets différés, risque d'endettement, contraintes européennes (Pacte de Stabilité).
Débats : le rôle du SMIC
Les deux positions
Vision néoclassique : le salaire minimum fixé au-dessus du salaire d'équilibre crée du chômage (offre de travail > demande). Vision keynésienne : le SMIC soutient la demande des travailleurs peu qualifiés et peut favoriser la croissance. Les études empiriques (Card et Krueger sur le New Jersey) ont remis en cause l'effet négatif systématique du salaire minimum sur l'emploi.
Données françaises
En France, le SMIC vaut environ 1 767€ bruts/mois en 2024 (1 398€ nets). Environ 17% des salariés sont au SMIC. La France a un taux de chômage structurel plus élevé que l'Allemagne ou les pays nordiques, souvent attribué à des rigidités du marché du travail (coût du licenciement, dualisme CDI/CDD).