Cellule, molécules du vivant, enzymologie, métabolisme cellulaire.
Cellule
Enzyme
Métabolisme
Fermentation
La cellule — unité du vivant
Cellule procaryote vs eucaryote
Procaryotes (bactéries, archées) : absence de noyau membraneux, ADN circulaire libre dans le cytoplasme, ribosomes 70S, pas d'organites membranaires, taille 1–10 µm. Eucaryotes (animaux, végétaux, champignons, protistes) : noyau délimité par une membrane, ADN linéaire associé aux histones, ribosomes 80S, mitochondries, réticulum endoplasmique. Cette différence est fondamentale en microbiologie et en biotechnologies.
Grandes molécules du vivant
Glucides : énergie rapide (glucose C₆H₁₂O₆), stockage (amidon chez les végétaux, glycogène chez les animaux), structure (cellulose des parois végétales). Lipides : constituants des membranes (phospholipides), réserves énergétiques, hormones stéroïdiennes. Protéines : enzymes, anticorps, structures (actine, collagène, kératine). Acides nucléiques : ADN (support de l'information génétique), ARN (intermédiaire expression génique). Toutes sont des polymères de monomères.
Enzymologie
Définition et spécificité enzymatique
Une enzyme est une protéine (ou ARN catalytique) qui accélère une réaction biochimique sans être consommée. La spécificité est absolue : chaque enzyme ne reconnaît qu'un ou quelques substrats (modèle clé-serrure ou induced-fit). Le site actif est la zone de liaison au substrat. KM (constante de Michaelis) = concentration en substrat pour atteindre Vmax/2 : faible KM → forte affinité.
Facteurs influençant l'activité enzymatique
Température : activité maximale à l'optimum thermique (≈ 37 °C chez l'homme) ; au-delà → dénaturation irréversible (modification de la structure 3D). pH : chaque enzyme a un pH optimal (pepsine ≈ 2, amylase salivaire ≈ 7). Concentration en substrat : la vitesse augmente jusqu'à saturation (cinétique de Michaelis-Menten). Inhibiteurs (compétitifs ou non) et activateurs modulent également l'activité.
Métabolisme cellulaire
Respiration cellulaire
Oxydation complète du glucose en présence d'O₂ : C₆H₁₂O₆ + 6O₂ → 6CO₂ + 6H₂O + énergie (36–38 ATP). Lieu : cytoplasme (glycolyse) puis mitochondrie (cycle de Krebs + chaîne respiratoire). La chaîne respiratoire utilise le gradient de protons pour synthétiser l'ATP via l'ATP synthase.
Fermentation
Voie anaérobie (sans O₂) ne produisant que 2 ATP. Fermentation lactique : pyruvate → lactate (muscles en effort, yaourt, fromage). Fermentation alcoolique (levures) : pyruvate → éthanol + CO₂ (bière, vin, pain). La respiration est 18× plus efficace que la fermentation, mais la fermentation permet la vie en absence d'oxygène.
Courbe de croissance microbienne
Quatre phases : Latence (adaptation au milieu, synthèse d'enzymes) → Exponentielle (doublement à chaque génération, croissance maximale) → Stationnaire (épuisement des nutriments ou accumulation de déchets toxiques, entrées = sorties) → Déclin (mortalité > natalité). En fermenteur industriel, on cherche à maintenir la phase exponentielle par culture continue.