Thème 2 — Organes, cellules et molécules coopèrent pour défendre l'organisme ; le VIH montre ce qui arrive quand ça se dérègle.
Immunité innée
Immunité adaptative
Cellules mémoires
Allergies et microbiote
Les barrières et l'immunité innée
Le système ante-immunitaire
Un ensemble de barrières protège en permanence l'organisme avant toute mise en action du système immunitaire : barrières mécaniques (épithéliums, cils, mucus), chimiques (enzymes des sécrétions naturelles comme les larmes ou la salive) et écologiques (microbiote occupant les surfaces cutanées et intestinales).
L'immunité innée
Elle intervient rapidement et sans apprentissage préalable, lors de situations variées : atteintes des tissus, infection, cancer. Elle se caractérise par la réaction inflammatoire et met en jeu des cellules (phagocytaires comme les macrophages, cellules NK) et de nombreuses molécules (interleukines).
L'interface
Des cellules comme les cellules dendritiques, et des molécules, sont à l'interface de l'immunité innée et de l'immunité adaptative, qui sont en continuité.
L'immunité adaptative
Une action spécifique
Elle agit spécifiquement contre des molécules, ou parties de molécules, provenant d'agents infectieux ou de cellules anormales. Associée à l'immunité innée, elle complète les défenses mises en place.
Une diversité immense
Pour faire face à une multitude de molécules étrangères et d'organismes infectieux qui continuent d'évoluer, des mécanismes complexes et aléatoires (réarrangement de gènes, assemblage de chaînes protéiques pour les anticorps) permettent l'expression d'une immense diversité de protéines capables de reconnaître tous les antigènes. Un phénomène de sélection élimine les cellules autoréactives.
Réaction primaire et mémoire
Les cellules de l'immunité adaptative circulent dans le sang et la lymphe et deviennent effectrices en quelques jours après une première rencontre avec un antigène, par sélection, amplification et différenciation clonales. À l'issue de cette réaction primaire, des cellules mémoires persistent. Lors d'un nouveau contact, la réaction secondaire est beaucoup plus rapide et efficace.
Applications et dérèglements
Le VIH
Des dysfonctionnements du système immunitaire existent, notamment avec l'attaque des cellules de l'immunité adaptative par le VIH.
Vaccination et immunothérapie
La vaccination repose sur la persistance des cellules mémoires. Une proportion suffisante de la population doit être vaccinée pour bloquer la circulation de l'agent infectieux. Des procédés d'immunothérapie sont développés pour lutter contre certains types de cancer, dont l'utilisation d'anticorps monoclonaux.
Les allergies et le microbiote
Une prévalence croissante
Notre environnement quotidien, très aseptisé et en même temps envahi de molécules issues notamment de produits de l'industrie chimique, est marqué par une prévalence croissante des allergies.
Qu'est-ce qu'une allergie
L'allergie correspond à une réponse exagérée du système immunitaire suite à un contact avec un allergène : pollen, acarien, poil d'animal, aliment… Les pathologies allergiques se manifestent diversement : au niveau respiratoire, cutané, digestif notamment.
Sensibilisation puis réaction
Le processus allergique comprend une sensibilisation lors d'un premier contact, et une réaction caractérisée par la libération massive d'histamine lors d'un contact ultérieur. Le programme précise que la réaction allergique ne doit pas être détaillée davantage.
Le rôle du microbiote
Le contact avec un microbiote diversifié, notamment pendant l'enfance, participe à la maturation et à la régulation du système immunitaire.