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Sciences Sanitaires et Sociales · Terminale ST2S

Éthique, droits et communication en santé

Éthique médicale, relation soignant-soigné, loi 2002, communication professionnelle.

Éthique médicale et bioéthique

Les quatre principes de la bioéthique
Autonomie : respecter le droit du patient à décider librement et de façon éclairée (consentement libre et éclairé, directives anticipées). Bienfaisance : agir dans le meilleur intérêt du patient selon l'état de l'art médical. Non-malfaisance : « primum non nocere » — ne pas causer de tort inutile (balance bénéfice/risque). Justice : équité dans l'accès aux soins et allocation des ressources rares (qui prioriser en réanimation, sur liste de greffe ?).
Problèmes éthiques contemporains
Fin de vie : loi Claeys-Leonetti (2016) permet la sédation profonde et continue jusqu'au décès pour patients en phase terminale mais interdit l'euthanasie active. Refus de soins : le patient a le droit de refuser tout traitement même vital. Directives anticipées : document écrit exprimant les volontés d'une personne pour le cas où elle ne pourrait plus s'exprimer. Bioéthique et nouvelles technologies : PMA, diagnostic préimplantatoire, données de santé, IA médicale.

Relation soignant-soigné

Caractéristiques de la relation
Relation dissymétrique par nature : asymétrie de savoir (le soignant sait, le patient souffre et ignore) et de vulnérabilité (le patient est dans une position de dépendance). Le soignant doit combiner compétences techniques et relationnelles. Qualités requises : empathie (comprendre le vécu de l'autre sans se laisser envahir — ≠ sympathie), écoute active (reformulation, silence), juste distance professionnelle (ni fusion ni froideur).
Droits des patients (loi Kouchner 2002)
Consentement éclairé : information complète sur le diagnostic, les traitements proposés et leurs effets secondaires avant tout acte. Accès au dossier médical : dans un délai de 8 jours pour les informations récentes. Personne de confiance désignée pour les situations où le patient ne peut s'exprimer. Refus de soins (même vital). Directives anticipées. Ces droits renforcent l'autonomie du patient dans la décision médicale.

Secret professionnel et communication

Secret professionnel
Obligation légale (Code pénal, art. 226-13) de ne pas divulguer les informations confiées dans l'exercice professionnel. S'impose aux médecins, infirmiers, sages-femmes, assistants sociaux, psychologues. La violation est un délit pénal (1 an d'emprisonnement, 15 000 € d'amende). Exceptions légales : signalement de maltraitance sur mineurs ou personnes vulnérables, déclarations obligatoires de maladies contagieuses (DO), dérogation pour les victimes de violences conjugales.
Secret partagé et travail en équipe
Le secret professionnel n'est pas un obstacle au travail en équipe pluridisciplinaire : les informations peuvent être partagées entre professionnels impliqués dans la prise en charge d'un même patient (secret partagé). Le partage doit être limité au strict nécessaire pour la prise en charge. Le patient doit être informé que ses données sont partagées. La notion de confidentialité reste centrale même dans les transmissions orales (staff, réunion de synthèse).
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